Pensée

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"Et toi tu as peur de quoi pour resté ainsi, ici, à ne surtout rien faire ?
Peur ? Moi ?
Bah oui, tu es avec toi, et moi j'ai envie de savoir. Alors, de quoi as tu peur ?
… De la vie. Oui, voilà j'ai peur de la Vie.
C'est tout ?
C'est déjà beaucoup tu crois pas ?"

Je me suis construit ce dialogue comme de rien. Même pas bu, même pas fumer. Ma tête qui s'entretiens avec moi, et qui me roule des propos aussi insondables qu'indicibles. La plupart du temps je surfe sur ces ébauches de discours, comme on scroll sur son téléphone. Par craintes plutôt que par lassitude. Je ne suis jms très lasse de ces entretiens qu'elle s'évertue à soupeser. Quoi qu'il fasse comme bruit dehors.
J'évite très soigneusement certains sujet. Tout les sujets en vérité.
Non pas parce que je n'aime pas qu'on discute, ma tête et moi. Non.
Ce n'est pas ça, ou du moins ce n'est plus ça.
Disons simplement que … Bon vrai que c'est mieux comme ça, j'ai peur qu'à force elle décide de se taire et de me laisser en survole, encore plus seule, et toujours plus vide. Mais au delà de cette crainte non fondée, ou du moins juste à propos, j'ai peur de me tromper d'interlocuteur.
Je sais. C'est idiot. Mais je te rappel que je te décris des conversation issue de ma tête. Des échanges entre ma tête, et moi. D'ailleurs je ne sais pas tellement de quelle partie de moi sont issues mes propos.
Comme lorsque je t'écris.
Ecrire est pour moi une sorte de lubie à laquelle je m'accroche et m'échine, … ne pas me sentir trop seule peut être.
Ou trop étrangère.
Je ne sais pas tellement si c'est une justification logique et susceptible d'être constructive.
Surtout aux vues de ce que je raconte.

Y'a un Diariste (puisque c'est ainsi) qui retranscris de très jolies brèves de ses jours. J'aime bcp. C'est fluide las et passionné. Au delà de tout, ca reste drôle et léger.
Ca me ferait presque penser a du Fante, tellement c'est soluble.
Ca a l'air d'une critique, mais je ne peux m'empêcher de l'envier. Lui et ses sentiments, sa plume, et ses bouts de lui qu'il éparpille.
Enfin bref. Perso je n'en suis pas là, et de fait, ca ne me dérange qu'à moitié.
Je préfère le lire à limiter mes penchants.
La procrastination aura peut être raison, et m'activera une fois le temps passé …
Va t on savoir.
J'aimerais t'écrire encore mais je sens que je ne peux plus. Et voui, qui ne sait ne peut …

Bien à toi, La Gueuse.

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